Welcome Party
Je vais commencer par vendredi et la « welcome party » (歓迎会 – kangeikai), repas commun à tout le département qui vise à intégrer les employés arrivés dans les mois précédents. Mais avant, tout ça, j’ai du participer vendredi soir au nettoyage général de l’entreprise. Tout le monde descend dans la cour de l’entreprise balai en main pour contribuer à bonifier l’image de celle-ci en la rendant propre.
Après ça, Ozawa-san est venu me dire que c’était dans sa voiture que j’irais à la welcome party. Lui, c’est un Team Leader, il a donc droit à un petit TL écrit à coté de l’étiquette avec son nom sur son bureau, mais aussi à un salaire assez intéressant...
Je le suis jusqu’à sa voiture, et je découvre une Mitsubishi fto super classe, dont le moteur a démarré tout seul quand on s’est approché à une dizaine de mètres (c’est la même que sur la photo). Dedans, sièges baquet, détecteur de radar, GPS et bien sur aussi la télévision.
On est arrivé les premiers à la nomi-ya, dont je n’ai pu prendre qu’une photo avant que la batterie de mon appareil photo ne rende l’âme...
Tous les gens du département (une quarantaine), sont arrivés peu à peu et se sont installés. Parmi la grande liste de boissons toute en japonais, on m’a demandé de choisir mon premier verre : j’ai donc opté pour un shochu, une eau de vie de riz avec aussi de la patate douce dedans, c’était vraiment infâme. Je suis ensuite revenu à la classique bière, ici de la "Asahi", pour la suite du repas.
Niveau nourriture, on a eu pas mal de trucs très bons, du poulet frit, des boulettes de viandes en sauce, avec plein de petits accompagnement... J’ai aussi eu droit à l’assiette de sushis special guest, qu’on m’avait commandé juste pour moi après quand je leur ai dit que les sushis faisaient partie des nombreux plats que j’aimais dans la cuisine japonaise. J’ai aussi pu boire un flacon de saké avec Umeda-san, et par contre, cette fois, contrairement du shochu, c’était vraiment excellent, un régal.
Pendant ce temps, un bonhomme, qui s’est coltiné cette tache toute la soirée, appelait un à un les employés pour qu’ils se lèvent et aillent se présenter à tous. J’ai eu droit à mon tour comme tout le monde et j’ai raconté 2-3 mots en japonais, sous les applaudissements de l’assistance, attentive comme jamais. En gros, les gens sont attentifs seulement quand un boss raconte sa vie, où alors quand c’est au tour d’une jolie femme de parler (ça n’est pas arrivé très souvent ce soir...). Il y a même un gars qui a parlé pendant au moins 20 minutes, on avait le temps de manger à souhait pendant ce temps là, et il s’est même fait plaisir en résumant son intervention à la fin. Après il m’a dit en private qu’il s’entrainait dur pour aller faire le marathon d’Honolulu, et m’a détaillé son programme d’entrainement avec un graphique qu’il avait toujours sur lui. Bref, encore un bizarre.
Les choses ont commencé à s’enflammer quand Umeda-san m’a donné le pichet de bière (dans les
J’ai ensuite terminé ma soirée à la table des quelques japonaises qui étaient là se soir. J’ai eu droit à la fois à la doyenne, ?-san, et à la benjamine, kitaguchi-san (qui m’avait aidé à installé mon ordi en début de semaine), et j’ai réussi à bavarder un peu en japonais. On m’a expliqué que la doyenne était comme là maman de tout le monde ici, et que donc je pouvais l’appeler okaasan (mère). Du coup, elle m’a dit qu’elle m’inviterait à manger chez elle un de ses jours (et hop, une invit). Et comme une invitation ne suffisait pas, Oogaki-san m’a dit qu’il fallait qu’on aille ensemble à la "beach" le week-end prochain. Lui, c’est le gars fashion qui perd plein d’argent aux jeux et adore répéter sans arrêt les mots français qu’il connaît : "sec" et "chil bou plé" (s’il vous plait).
Après tout ça, je suis rentré à pied chez moi en bavardant sur le chemin avec quelques japonais. J’ai même rencontré 2 gars juste à coté de chez moi, Shingen et Kikurin, le premier étant le sempai du second (qui est donc son kohai).
Ils m’ont emmené faire un tour de Izumi en voiture, pour si j’ai bien tout compris trouver une femme pour le kohai. C’était vraiment ridicule. En fait, ils vont trainer dans tous les coins de la ville où il est susceptible d’y avoir des filles et s’arrêtent pour les interpeller depuis leur van noir aux vitres teintées. A chaque fois, les filles soit les ignores et continuent leur chemin, soit se barre dans l’autre sens le plus vite possible. Je sais pas depuis combien de temps ils cherchent, mais en tout comme ça ils sont pas prêts de trouver. J’ai appris un nouveau truc primordial avec eux, c’est que Winnie l’ourson s’appelle en japonais Pooh-san, par contre j’ai pas réussi à comprendre le nom de Porcinet.
Et là dodo, direct, à minuit et quelques, l’heure à laquelle à Centrale on se décide à aller en soirée, et où ici tous les japonais sont déjà en boule sous leur couette vers lesquelles ils se sont dirigés en titubant une heure plus tôt...



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